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February 2003
Comment
tuer le chien de son voisin
Originale, intelligente: la comédie
comme on l'aime! Branagh parfait
Notre avis ***
L'Histoire: Un auteur connaît une crise d'inspiration,
alors que sa femme réclame un bébé, qu'un homme
usurpe son identité et que le chien du voisin aboie toutes
les nuits.
Quelle heureuse surprise que ce film! un véritable ovni
dans le paysage cinématographique américian. Cette
comédie intelligente et imprévisible ne se plaque
sur aucune formule attendue. Son héros, un auteur à
succès qui connait une passe difficile, se trimbale en permanence
la clope au bec et refuse d'avoir un enfant, est même assez
détestable de prime abord. Il est campé par un Kenneth
Branagh qu'on n'avait pas vu aussi à l'aise depuis ses adaptations
de Shakespears. Cynique, désinvolte, séduisant aussi,
il déclenche l'hilarité à chaque réplique.
À ce titre, la scène de l'interview qu'il donne à
une journaliste de télévision est un morceau d'anthologie.
Cela dit, la performance de l'acteur et de ceux qui l'entourent
(comme Robin Wright Penn ou Lynn Redgrave) ne constitue pas le seul
atout de comment tuer le chien de son voisin, qui marque les débuts
à la réalisation, très prometteurs, de Michael
Kalesniko.
Déjà auteur du scénario de Parties intimes,
la comédie complètement déjantée avec
Howard Stern (le disc-jockey dont les talk-shows, diffusés
sur Paris Première, sont interdits aux moins de 16 ans),
Kalesniko signe là une fiction acerbe qui aborde différents
thèmes tels que la créativité, la gloire, mais
aussi la maladie d'Alzheimer et les SDF. Et ce, toujours avec subtilité.
Cette même subtilité qui empêche l'intrigue de
virer au sentimentalisme quand le ramaturge se prend d'affection
pour une fillette handicapée.
Voilà un film qui régalera les nostalgiques des films
de Blake Edwards et des premiers Woody Allen, ainsi que ceux qui
chercent une comédie inventive et caustique. À ne
rater sous aucun prétexte! S.B.
Sophie Benamon
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